Battu par Panionios (2-0) et tenu en échec par le CSKA (0-0), Sochaux et Toulouse se sont mis en difficulté à domicile avant les matches retour le 4 octobre, tandis que Bordeaux a battu Tampere en Finlande (3-2) et le Stade Rennais le Lokomotiv Sofia en Bulgarie (3-1). Mercredi, Lens avait concédé le nul (1-1) face à Copenhague à Bollaert. Un bilan français très moyen.
TOULOUSE et le CSKA dos à dos
Toulouse ne veut pas faire la fine bouche. Tenus en échec à domicile par le CSKA Sofia (0-0), les joueurs d'Elie Baup se satisfont d'un résultat qui, s'il ne les arrange pas vraiment, ne les condamne pas automatiquement. «C'est dommage qu'on ne soit pas parvenu à inscrire ce petit but», regrettait l'entraîneur toulousain interrogé par Canal+ à l'issue de cette rencontre. «Mais on est toujours dans la course. Je suis persuadé que là-bas, lors du match retour, on arrivera à se procurer les occasions pour faire la différence». Les occasions justement, le TFC les a eues lors de ce match aller, mais bien trop tard. Il a fallu attendre les entrées en jeu de Bergougnoux (58e), puis de Gignac (78e) pour voir les Toulousains, jusque là amorphes, reprendre du poil de la bête et mettre -enfin- la formation bulgare en difficulté. Sans succès. Peut-être que les équipiers de Johan Elmander, remuant, mais trop imprécis, avaient déjà en tête la réception de Lens, programmé à peine 48 heures après ce match. Ou bien peut-être avaient-ils encore en mémoire la claque subie face à Liverpool (0-1, 0-4) lors de leur dernière rencontre européenne... Toujours est-il que les Dieuze, Batlles et compagnie ont parfois semblé timides, incapables de changer le rythme imposé par les Sofiotes. Une impression confirmée par Elie Baup. «A ce niveau-là, on a vu que le CSKA avait plus d'expérience que nous».
SOCHAUX perd encore
Les compétitions se succèdent, mais le résultat, lui, ne change pas. Pour son entrée en Coupe de l'UEFA, le FC Sochaux a été battu à domicile par les joueurs du Panionios Athènes (0-2), qui n'avaient pourtant qu'un seul match officiel dans les jambes en raison des violents incendies qui ont retardé l'ouverture du championnat grec. Fébriles en défense, à l'image de leur gardien Teddy Richert, fautif sur l'ouverture du score de l'ancien Auxerrois, Rafik Djebbour (28e), puis passif sur un corner tiré directement par Fernandez en deuxième période (55e), les Doubistes ont manqué de tranchant et de lucidité à l'approche du but adverse.
«Il faudra montrer un autre visage qu'en championnat. Le temps nous est compté», avait pourtant prévenu avant la rencontre le néo-Sochalien, Fabrice Pancrate. Force est de constater que son message n'a pas été entendu et que le compte à rebours n'est pas loin de se terminer. Il faut dire qu'à Sochaux, les revers se suivent et se ressemblent. Déjà défaits à quatre reprises depuis le début du championnat, les joueurs de Frédric Hantz, qui courent toujours après leur première victoire toutes compétitions confondues, espéraient se servir de cet entracte européen comme d'un tremplin pour les échéances à venir. C'est raté. S'ils ne sont pas encore éliminés, ils se sont incontestablement compliqué la tâche face à un adversaire qu'ils avaient pourtant battu 1 à 0 en 2004...
BORDEAUX à l'arraché
Une tête piquée de Johan Micoud (90e+2) et un lob en pleine course de l'Argentin Fernando Cavenaghi (90e+3) réussis dans le temps additionnel ont permi à Bordeaux de repartir de Finlande avec une victoire heureuse (3-2) et de poser un pied en phase de poules avant la visite de Tampere à Chaban-Delmas le 4 octobre. Mais que ce fut dur ! Menés 1-0 dès la 8e minute puis 2-1 jusqu'à la fin du temps réglementaire, les Girondins ont été tout près d'inscrire leur retour européen dans la lignée de leur piètre parcours en Ligue des champions la saison dernière (2 victoires, 1 nul, 3 défaites). Comme Lens mercredi contre Copenhague (1-1), les hommes de Laurent Blanc ont largement dominé le plus clair du temps après avoir concédé l'ouverture du score, une volée gagnante de Wiss après un échange aérien dans la surface bordelaise (8e).
Le réveil girondin ne s'est manifesté au tableau d'affichage que peu après la reprise, Cavenaghi, déjà lui, trouvant la faille en se jetant sur un centre fuyant d'Obertan (47e). Auparavant, l'équipe au scapulaire avait eu beau monopoliser le ballon, ses tentatives se heurtaient à une défense finlandaise regroupée ou avortaient par maladresse, Chamakh se montrant particulièrement malheureux dans une défense où il réussissait pourtant à se mettre souvent en position. Sans doute les Bordelais pensaient-ils avoir fait le plus difficile en reveant au score mais il était dit que leur adversaire nordique leur compliquerait la tâche jusqu'au bout. Demandez au meneur de Tampere Toni Petrescu : son extérieur du droit déclenché d'une vingtaine de mètres épousait une trajectoire flottante et trouvait la lucarne d'Ulrich Ramé qui disputait jeudi son 40e match européen (69e) On connaît le dénouement : piqués au vif par la réussite insolente des Finlandais, les Girondins ne lâchaient pas et emportaient finalement la mise grâce à deux éclairs sur le fil.
RENNES s'ouvre la voie
Vainqueur convaincant du Lokomotiv Sofia dans la capitale bulgare (3-1), le Stade Rennais s'est ouvert la route de la phase de poules, deux ans après sa dernière qualification à ce stade de la Coupe de l'UEFA (aux dépens d'Osasuna), grâce à des buts de Jérôme Leroy (doublé) et de Bruno Cheyrou. Le Stade de l'Armée - que Toulouse visitera à son tour contre le CSKA lors des matches retour - a vu le quatrième de L1 confirmer ses bonnes dispositions actuelles, opposant au jeu prudent et physique des Bulgares sa supériorité technique et ses combinaisons sur les côtés. Olivier Thomert a ainsi provoqué le premier but du match en effaçant plusieurs défenseurs, le gardien sofiote, l'excellent Serbe Uros Golubovic, repoussant ses deux tentatives mais pas celle de Jérôme Leroy, en embuscade (39e).
Il a ensuite fallu un peu de réussite au Lokomotiv pour recoller au score sur un coup franc de 25 mètres de Marcho Davchev légérement détourné par le mur breton et effleuré par Pouplin (51e). La fin de partie était tout à l'avantage des Rennais, leurs adversaires accusant une baisse de régime physique. Après un but refusé à Jérôme Leroy pour un hors-jeu imaginaire (55e), Bruno Cheyrou exploitait un coup franc de Sylvain Marveaux ralenti par la défense bulgare pour fusiller de près Golubovic (75e) et c'est Jérôme Leroy, le meilleur Rennais, qui inscrivait le troisième but (son deuxième personnel) sur un service de Jimmy Briand, entré quelques minutes plus tôt (90e).